impératif pour passer avant le renforcement sud ouest prévu vendredi après-midi dans les parages de Selsey Bill.
L'hiver jouait encore ses prolongations dans cette belle nuit étoilée de jeudi soir avec un windchill proche de 0, heureusement sans trop de vent et mer belle.
Avec un chauffage fonctionnel, heureuse surprise pour cet équipage composé de Chris, Gerald et Olivier, Michael et moi-même.
Rackham glissait tranquille sous dungeness dans un petit nordet pour atteindre beachy head à la levée du jour.
Au moteur pour passer Selsey Bill à temps, on arrivait à Cowes vendredi à ... 16 heures pile par grand soleil.
Pour diner à cowes, réserver tout de suite: The Coast Barhttp://www.thecoastbar.co.uk/
Telephone: (+44) 01983 298574
C'est excellent, service et music top, ambiance et parfois la chance d'avoir de bon musicos on stage.
Ce que nous n'avions pas fait , mal nous en prit; dans l'infame Fountain Hill, où oeuvrait feu ma fée Carabosse, le nouveau proprio s'est entêté à nous faire avaler des steacks medium rare noirs!, y compris après qu'Olivier ait fait renvoyer le sien en cuisine.
Retour de l'équipage au bateau pour un bon dodo.
Moi-même, revenant d'avoir récupéré Florent en provenance du ferry de cherbourg, je trouve Gerald me mendiant des boules quies que je n'avais pas, coincé dans un concours de ronflements de Chris (petits nerveux) et Olivier (Alexandre le bienheureux).
N'y tenant plus, il se leve rageusement en quête d'une chambre qu'il finit par trouver à 2 heures du mat au "Duke of York", très bien paraît-il.
Après un petit dej eparpillé, l'équipage se retrouve dans le temps tournant à la pluie sur le bateau, prêt au départ.
Le vent monte et ca discute ferme sur le type de voile à envoyer pour un départ sous spi. Finalement après un grain à trente noeuds on prépare le gennaker 10 minutes avant le départ.
C'est parti, en deuxième ligne, et nous loupons directement La snowden sans nous en rendre compte au milieu des autres concurrents. A mon avis, la moitié de la classe a fait la même erreur, pas encore jugée à l'heure qu'il est par le comité de course.
Nous descendons à 11 - 13 noeuds dans le Solent, peinards: le genak, c'était le bon choix. C'est alors que nous voyons débouler sur notre bâbord Trentesaux à bord de son plan Lombard-Marsaudon, à 20 noeuds sous grand spi: magic touch!
Nous revenons sur le magnifique swan 55 Lulotte, gréé en Yawl, que nous croisons par l'arrière.
Le vent monte encore, il est temps d'enrouler le genak pour continuer sous génois médium afin de passer entre les forts avant de tourner la pointe est, direction le Havre.
Evidemment, ce foutu enrouleur fait des siennes (c'est le prochain chantier de Rackham) et le bout d'enroulement ... s'enroule autour de la voile. On redéroule, 30 noeuds, rafales 34..., on décide d'affaler comme un spi, petit manque de synchro et ca part au chalut.
J'en profite pour rappeller à l'équipage que: soit on lâche la drisse, soit on lâche la Tack, A FOND, mais jamais les deux ensemble. Et on borde avec la contre écoute dans le même temps.
Après 20 minutes de marche arrière et les efforts héroïques d'Olivier, on récupère cette voile par miracle, j'ose dire, sans perdre le mat, et on repart deux milles derrière les derniers de la classe.
Au passage on aura bien fait une correction de 720 degrés en marche arrière, Djin est témoin, mais cela comptera t'il pour le jury: rien n'est moins sur!
On attaque, la rage aux dents, gv haute (les seuls) et avec notre grand génois, toute la voilure dessus par une cuillère dans l'est à 9-10 noeuds sans vraiment retrouver notre classe, plutôt à notre droite.
Mais les quelques bateaux que nous dépassons nous révèle notre vitesse.
Je tiens ici à saluer un équipage stoïque dans la brafougne d'eau froide à 8 degrés, encaissant vague sur vague sans broncher.
Et évidemment, scénario classique, Christopher, toujours réfractaire à enfiler la moindre polaire qui pourrait nuire à son élégante allure, menton haut pointé sur la mer, s'arrête de causer, se fige: Ca commence par sa belle écharpe pied de poule, qui récupère tous les embruns de passage et les envoie directement à l'intérieur de son ciré, imbiber ses 5 couches de coton-cahemire-alpaga (que sais je) en une sorte d'épaisse couche humide façon isolant de frigo dans le Sahara.
Quand il vous demande qui veut du thé, on a compris que sa situation vestimentaire est au plus mal... apprêtez vous à sortir le ciré de secours que vous aviez prévu pour un convoyage confortable.
Enfin, avec en point de mire la marque A5 d'atterrissage, nous nous rapprochons des autres bateaux et notamment de Lulotte encore plus bâbord que nous.
A la bouée, on est devant le A35 d'Escoffier; ça fait plaisir: l'option était bonne. Rackham a de nouveau justifié ses qualités au débridé.
On relance le grand spi dans un net affaiblissement du vent, à 80 degrés apparents. Juste au vent: Lulotte, le swann 55, affublé de ses deux spis démontre que par dix noeuds de vents, à dix noeuds de vitesse, et 20 tonnes de déplacement, c'est une carène pure (S&S).
Un des plus beaux bateaux que j'ai jamais vu naviguer. Et si c'était cà le mouton à 5 pattes: vous en conviendrez: 2 spis gréés et 3 petits doigts levés sur la tasse de thé en course : c'est claaassse!
Un peu de malchance sur ce bord, un cargo nous oblige à affaler trop vite et nous fera perdre 5 minutes. J'aurais du passer en gardant le spi. Décision trop hâtive, je m'en excuse.
A l'arrivée, sans les 20 minutes de chalut, on aurait fait deuxième en réel et compensé... mais avec des si...On est 9eme en attente du Jury.
Le A35 de bernard d'Hallouin de Dunkerque fait un super temps, intouchable. Des clients pour le championnat.







